EN VRAC... LES STATES
A mon grand âge, je me suis rendu pour la première fois aux Etats-Unis il y a quelques semaines. J'ai beaucoup apprécié sans doute parce qu'il s'agissait justement d'une découverte et j'en profite pour partager avec vous mes réactions à la façon d'un inventaire à la Prévert.
Tout d'abord, dans les magasins, quelle que soit la température extérieure, la climatisation fonctionne au maximum. Inutile de penser s'y réfugier pour se réchauffer quand il fait 12 degrés dehors. A l'intérieur des petits supermarchés ouverts pour bon nombre d'entre eux 24 heures sur 24, le choix de produits est impressionnant (des rayons entiers consacrés aux vitamines et fortifiants en tous genres, un choix de friandises incroyables, des boissons dans des formats tels que la canette de Coca pourrait déssoifer quatre marmots et les parents avec, sans parler du bidon de 5 litres de lait cacaoté, des chapeaux parés de lutins et autres créations loufoques, des télécommandes pour reproduire le son des pets, etc). Par contre, peu de produits laitiers, les yaourts semblaient avoir déserté les étalages, quand aux fruits, ils sont si propres et bien rangés qu'on en vient à se demander s'ils sont bien réels. La surprise continue au niveau des caisses où il m'est arrivé souvent de trouvé du personnel plus que sexagénaire (y z'ont pas de retraite les Ricains ?) mais fort agréable et sympathique, même s'il est toujours difficile d'estimer le montant de ses achats vu que les prix sont affichés sans taxes et que ces dernières varient en fonction des articles.
Une réputation qui n'est pas un leurre : les portions au restaurant sont énormes ! Nous nous sommes même vus proposés pour un réveillon un plat comportant un homard, un steak large comme ma tête (et Dieu sait qu'elle est grosse), une montagne de purée de pommes de terre et... quelques légumes verts. Euh, non merci, une entrée suffira. Là encore, rien à dire du côté du service, tout est très professionnel : la commande est prise instantanément, les plats arrivent très vite (l'addition aussi avec les taxes et le pourboire qu'il ne faut pas oublier sinon on vous fait les gros yeux), on vous demandera deux ou trois fois dans le courant du repas si tout se passe bien et si tout est bon (ça sent la leçon de marketing bien apprise par coeur mais bon sang de bois que c'est agréable un serveur qui ne vous fait pas la gueule). Juste une petite question, pourquoi le barman vous demande toujours combien vous prenez de sucres lorsque vous commandez un café (pas l'expresso, le truc bien acqueux dans son mug isotherme) ?
Un petit mot également sur l'hôtel où le merchandising fonctionne plutôt bien. Un joli panier vous attend à votre arrivée avec toutes sortes d'échantillons très très variés : pastilles pour la digestion, dentifrice, serviettes hygiéniques, biscuits (tout cela est bien pratique pour celui qui a oublié sa vanity). A noter également que les chambres disposent souvent d'une kitchenette toute équipée avec tout le nécessaire pour cuisiner (on sent que la tentation de la bouffe n'est jamais très loin). Par contre, je m'interroge sur l'utilité de laisser une telle quantité d'eau en permanence dans le fond de la cuvette des toilettes (je sais, chaque pays à son modèle) au risque d'éclabousser le séant de ceux qui les utilisent (comment, vous n'aviez pas remarqué ?). Quant à la télé américaine, ses programmes s'interromptent si souvent pour cause de pubs qu'il en devient difficile de suivre quelque émission avec un peu d'intérêt.
Se promener dans une ville américaine telle que Miami, c'est aussi se résoudre au silence. Ben oui, les voitures ne font pas de bruit (vive l'embrayage automatique) et, qui plus est, les modèles de véhicules (et que dire des camions) séduisent l'oeil par leur taille (pas de petit standard) et leur design. Un bon point également pour les chauffeurs qui s'arrêtent très facilement lorsqu'un piéton traverse. Tout cela rappelle un peu le film "American Graffiti" avec en prime le côté nostalgique des années 60-70 que l'on retrouve sur les façades des bâtiments et sur les enseignes des magasins. Et les Américains dans tout cela ? Ok, ils parlent un peu fort, supportent parfois un peu d'embonpoint qu'ils assument sans complexe (à mettre en parallèle avec le nombre incroyable de gens qui courent et font du vélo, du roller ou du skate-board - si, si, le skate n'est pas mort, il existe encore aux States), s'habillent avec des goûts de chiottes mais ils sont extrêmement friendly et même avec un bonnet à bois de rennes sur la tête ou en tee-shirt rose au volant d'une Harley-Davidson, ils ne sont pas ridicules, ils sont tout simplement mignons. Merci à eux !
Message personnel : Astrid, Céline, vous me corrigez si j'ai faux.
05/02/08 - 13:18
Ton recit est tres bien observe, comme toujours. C'est la aussi que l'on saisit qu'il y a plusieurs ameriques. NY de son cote est un pays a part-point de bidon de cacao dans les parages...mais beaucoup de points communs aussi qui font qu'on aime les yankees pour ce qu'ils sont, et qu'on aime aussi charrier leur manque cruel de bon fromage qui pue!
yankeegal (visiteur)