JOURNEE DU MERCREDI 29 NOVEMBRE 2006
Note retrouvée dans le fond d'un disque dur et que je n'avais pas publiée à l'époque (en août 2004) sans doute à cause de l'ordinateur qui devait faire des siennes. A sa relecture, les émotions demeurent intactes, les lieux et les personnes toujours très présentes à mon esprit. Il était juste que cette note figure enfin sur ce blog.
17 heures : vol Aer Lingus 1528 à destination de Paris : Adieu Dublin, sa Guinness, ses pubs, Trinity College, Grafton street, les fantômes de James Joyce et d’Oscar Wilde, Temple Bar, le coleslaw, le stew et les wedges potatoes, son nouveau Luas, le Dart, la Liffey, les verts prairies aux alentours, Glendalough, les moutons et le dauphin de la péninsule de Dingle.
Ce départ fut cruel. Il faisait exceptionnellement beau et chaud, Florence avait carrément sorti la table et les chaises dans le jardin de l’Ambassade pour le déjeuner. Au moment de partir, les mots gentils, les sourires, les non-dits, les embrassades, tout cela commençait à se bousculer dans ma tête. Buzzati a écrit «Felicità, ti ho riconsociuta solo al rumore che facesti partendo » (Bonheur, je t’ai reconnu seulement au bruit que tu as fais en partant). Au moment de partir, je découvrais combien j’avais été heureux auprès de mes amis collègues et combien, malgré l’absence de Christophe que je retrouve bien sûr avec joie, ils m’avaient toujours entouré de leur chaleur et de leur gentillesse. Ce post vous est dédié, vous me manquerez.
A toi Frédéric, merci pour tous les fous rires partagés durant ces deux ans. Tu m’as très gentiment accompagné jusqu’à la passerelle de l’avion et comme dans les films, on s’est salué à travers les vitres de l’aéroport. Tout ému que j’étais, j’ai raté la rampe d’accès au Boeing mais heureusement tu étais encore là pour m’indiquer le bon chemin. Je te souhaite beaucoup de bonheur et prends bien soin de Yannick et Océane.