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Nous avons profité du bon cadeau "salle de gym+massage" offert par nos amis et collègues lors de notre soirée de crémaillère pour nous rendre hier dans la plus belle salle de sports du centre de la ville, la "Roman Sport Center", située en bordure de la Villa Borghese.
Le hall d'accueil est digne de celui d'un grand hôtel avec canapés en cuir, réception avec un honorable monsieur en costume-cravatte qui s'empresse de convoquer par micro interposé un animateur qui vient illico nous chercher pour visiter les lieux.
C'est la grande classe : les vestiaires sont spacieux, propres et bien ordonnés, pouvant accueillir sans doute plusieurs centaines de personnes. On nous montre également les salles avec les appareils de musculation (en quantité impressionante), les salles de cours, la cafétéria (très grande), l'accès au terrain de squatch et autres activités en extérieur.
Déjà inscrits dans une autre salle de gym (liliputienne au regard de celle-ci), nous décidons de consacrer cette journée à l'eau. La séance débute par une immersion dans l'un des deux jacuzzis, début d'une relaxation qui n'aura de cesse de croître tout au long de l'après-midi. Divine sensation, là encore sans être gêné par qui que ce soit, les bassins sont grands. Nous enchaînons avec la piscine divisée de façon intelligente en un espace "barbotage" et une autre section constituée de lignes de natation. Un éclairage substil dans l'eau rend l'effort encore plus beau.
Suite des festivités avec le sauna (pas du tout la petite cabane en bois qui contient trois personnes), bien large et dont la chaleur nous écrase délicieusement. Et pour terminer le hammam et ses bancs de marbre noir strié de blanc sur lesquels nous nous allongeons avant de se précipiter quelques instants plus tard dans un bain d'eau glacé et de sans cesse recommencer pour profiter des bienfaits de ce chaud-froid vivifiant.
Comme des gosses, nous reprenons le même parcours pour profiter de nouveau pleinement de l'eau bouillonnante, des brasses coulées, de la vapeur sèche, de la vapeur humide, du frisson de l'eau froide que l'on s'asperge sur le corps.
Mais il est déjà l'heure de déguster la cerise sur le gâteau. Avec en fond sonore une musique très douce, un masseur prend en charge chacun d'entre nous dans une cabine aménagée. Rien de sexuel, que du professionnel ! Et en avant pour une relaxation totale qui démarre par le dos, la nuque, les bras puis les jambes, les pieds, avant de se retourner et de recommencer pour finir à nouveau par les bras et un délicat massage des tempes. C'est un abandon total qui vous laisse reposé, serein et extrêmement détendu, une forme de bonheur pendant une heure intégrale. La peau devient douce et souple après être passée entre des mains aussi expertes. Une expérience à renouveler au plus tôt.
Mille mercis encore à tous ceux qui nous ont permis de passer ces moments si agréables et délicieux.
Vu ce soir, le nouvel Harry Potter : pas mal long (2 heures 20 si je ne m'abuse), une recette qui fonctionne toujours à plein (les bons, les méchants, les monstres, les duels...), une bonne morale bien américaine (Noirs, Blancs, Jaunes... nous sommes la génération de demain). Un regret tout de même. Après nous avoir offert au début du film une arène de jeu de toute beauté (un vrai Stade de France), on se retrouve après à devoir suivre les épreuves du championnat dans le mini-Colisée de l'école des sorciers avec ses gradins en bois et sa pelouse mal entretenue.
Pendaison de crémaillère samedi soir dernier en présence d'une trentaine d'amis et collègues, c'était l'occasion pour nous d'organiser notre première vraie grande fête et de se rôder en quelque sorte pour les prochaines.
Côté boissons, l'invitation précisait qu'elles étaient les bienvenues. Le résultat fut bien au-delà de nos espérances et nous nous retrouvons désormais à la tête d'une mini-cave composée de breuvages italien, français ainsi que de bière et alcools divers. A spécial thanks à Gérard, un vrai gentleman, qui nous a très gentiment livré deux caisses de vin à domicile, s'il vous plaît. Si c'est pas la classe çà ?
Pour ce qui est de nourrir toute cette petite troupe, les interrogations furent plus nombreuses. Après plusieurs conciliabules, nous avions décidé d'opter pour un guacamole, une tapenade, une soupe (10 litres au bas mot) aux cinq légumes, diverses quiches, une salade de pâtes, une mousse au Toblerone, plusieurs gâteaux au chocolat ainsi que des tartes aux pommes. Pari gagné, il n'est resté que peu de victuailles, signe de qualité ou tout du moins révélant que nos hôtes avaient bien faim.
Quant à l'ambiance, chacun a contribué à sa manière à rendre la soirée sympathique et réussie. Les plus hardis engageant la conversation auprès des plus timides. Le résultat donna un assez bon mix entre hétéros et homos même si la barrière de la langue se fait parfois ressentir et timore le dynamisme de certains qui gagneraient sans doute à ne pas hésiter à se lancer dans l'arène du Colisée italien.
Merci encore à tous ceux qui ont honoré de leur présence notre modeste demeure. Un autre spécial thanks à Laure qui nous a secondé dans la gestion de la soirée et s'est fait remarquée de façon tout à fait honorable auprès du ghetto gay italien comme une incollable des programmes télévisés italiens. Bravo et à toi et à mon mari bien sûr qui nous a régalé de ses préparations culinaires !
Ah ! Ces petits riens qui font que la vie est belle. Depuis hier, le chauffage de l'immeuble a été remis en marche et rien n'est plus doux que de rentrer dans une maison qui ne soit plus humide et froide. Et même si le gardien ne respire pas la joie de vivre, j'aime à croiser les visages souriants des touristes et des locaux le matin en partant travailler. A l'Ambassade, bien conscient qu'il s'agit avant tout de ne gagner que quelque menu argent pour vivre, rien n'est plus agréable que de transformer une info somme toute banale en anecodte croustillante histoire d'en rire à plusieurs. Et que dire des pauses café au bar du coin de la Place Farnèse à mater le serveur ou à disserter des bienfaits de l'orge à déguster infusée en lieu et place d'un expresso traditionnel, de vrais régals ! Suivra la promenade du chien dans les douves du Château Saint-Ange en écoutant ma daube si décriée, un petit bonheur qu'on oublie trop souvent de savourer. Vive les petits bonheurs !
J'aime à taper le soir au fond des bois des noms choisis "totalement au hasard" et à en voir les résultats sur Google Images.
Tout d'abord, à la frappe de "Carlucci", l'évidence s'impose.
Avec le nom "Maquet", c'est le succès assuré.
Résultat surprenant pour "Peltier", son frère sans doute ?
"Iadadaine" ne donnait aucun résultat alors j'ai tapé "gros mot"
Le bourreau des coeurs, c'est "Nadal".
Et voici les "Simenel" après la tournée des bars.
La joie et la bonne humeur de "Malgouyres".
"Cuénoud" existe, nous l'avons retrouvé, ou plus exactement son ancêtre.
Je n'ai jamais lu "Le Banquet" de Platon (j'ignore si je dois en souffrir quelque honte) mais cet extrait repris par Houellebecq dans son dernier livre "La possibilité d'une île" (chef-d'oeuvre que je recommande à tous ceux que la peur de vieillir hante) m'a touché au point de penser qu'on s'approchait de très près de la définition parfaite de l'amour.
"Quand donc un homme, qu'il soit porté sur les garçons ou sur les femmes, rencontre celui-là même qui est sa moîtié, c'est un prodige que les transports de tendresse, de confiance et d'amour dont ils sont saisis ; ils ne voudraient plus se séparer, ne fût-ce qu'un instant. Et voilà les gens qui passent toute leur vie ensemble, sans pouvoir dire d'ailleurs ce qu'ils attendent l'un de l'autre ; car il ne semble pas que ce soit uniquement le plaisir des sens qui leur fasse trouver tant de charme dans la compagnie de l'autre. Il est évident que leur âme à tous deux désire autre chose, qu'elle ne peut dire, mais qu'elle devine et laisse deviner."
Shame on me. Le cabotin que je suis ose vous infliger ces quelques mesures d'Abba. Plus par volonté de prouver au monde entier combien son anglais est minable que d'imiter Franck Sinatra. Et merci à Pyram pour l'idée.
J'entame ma deuxième semaine en salle de sports. Après avoir longuement hésité avant d'opter pour un survêtement gris bordé d'une fine ligne bleue ciel Adidas, accompagné d'une paire de Reebok blanche et bleue flashy léger, j'étais enfin en mesure de rivaliser d'élégance avec tous les autochtones qui fréquentent la "palestra".
Depuis une semaine donc, je m'active comme un damné prêt à redonner à mon corps des formes qu'il n'a sans doute à ce jour encore jamais connues. Les salles de sport sont comme les crêmes de beauté, elles n'ont de cesse de nous faire rêver.
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